Arashiyama et le quartier de Sagano, une belle escapade depuis Kyoto

dire que j’ai visité en hiver et automne mais focus hiver, brume, avec belles éclaircies et peu de monde

Sommaire

  1. La beauté d’Arashiyama au lever du jour
  2. Visiter la célèbre bambouseraie d’Arashiyama
  3. Proche de la bamboo forest, le somptueux temple Tenryu-ji
  4. Le jardin Ōkōchi Sansō, une parenthèse enchantée à Arashiyama
  5.  Hors des sentiers battus, le temple de Jojakko-ji
  6. La Saga Toriimoto Preserved Street
  7. L’Adashino Nenbutsuji Temple et son allée de bambou
  8. Le temple Otagi Nenbutsuji, une visite originale à Arashiyama
  9. Iwatayama, la montagne aux singes
  10. Coucher de soleil sur les rives pont Togetsukyo
  11. Comment se rendre à Arashiyama ?
  12. Où manger à Arashiyama ?
  13. Mon avis sur Arashiyama

La Gare

bien dire à l’aube hein

ce paragraphe à la fin non plutot fin de journée quand on rentre

boutiques de la rue bof, pas très tradi, beaucoup de monde, fatigué par la foule

Comment s’y rendre ? Depuis Kyoto, départ à l’aube via la ligne de tramway Randen, 30 minutes via notre Airbnb

Depuis Kyoto, nous empruntons la ligne Randen tôt dans la matinée, alors que le jour n’est pas encore levé. Le pittoresque tramway violacé fend l’opacité de la nuit jusqu’à la gare de Saga Arashiyama. Dans les petites ruelles adjacentes, une forêt de kimono entoure la station ferroviaire. Une ribambelle de piliers colorées émaillent les alentours de la petite gare, aquarelle de parme, de carmin et de cinabre. Leurs motifs rappellent ceux des étoffes d’autrefois entre lesquels quelques rares visiteurs errent silencieusement.


La beauté d’Arashiyama au lever du jour

Photo de Artem Shuba

Comment s’y rendre ? 5 minutes à pied depuis la gare de Saga Arashiyama

Nous longeons une rue commerçante encore déserte vers la rivière Katsura. La brume nimbe les berges d’une aura mystérieuse, douce lumière matinale. Le cours d’eau se sépare en deux rives au niveau du pont Togetsukyo. Au nord, la célèbre bambouseraie. Au sud, la rivière Hogu et la montagne aux singes de Iwata. Seules quelques barques fendent l’eau, silhouettes élégantes dans la quiétude de l’aube. Le paysage, d’une grande sérénité, aurait inspiré le maitre Hokusai pour l’une de ses estampes.

dire ici les berges au lever du jour, la rue commerçante sans personne, quiétude, bambouseraie tranquille puis déjà premier pousse pousse etc et là petit déjeuner à 8h.


Visiter la célèbre bambouseraie d’Arashiyama

Comment s’y rendre ? 10 minutes à pied

Image d’Épinal de Kyoto, j’attendais la visite de la bambouseraie d’Arashiyama avec impatience. Dans la rosée automnale, les rayons du soleil perce l’embrasure des bambous longilignes. Leur hauteur est ahurissante, sorte de canopée verdoyante. Finalement, la bambouseraie est relativement petite puisque la balade se conclut au bout de quelques minutes. Sa beauté réside dans sa densité. Déjà les premiers pousse pousse arrivent, suivi de visiteurs matinaux.

💡Petite info : Pour apprécier la célèbre bambouseraie d’Arashiyama, je vous conseille de venir le plus tôt possible, idéalement dès l’aube.


Comment s’y rendre ?

A l’issue de notre escapade végétale, nous gagnons le Café rosé, une adresse immanquable pour le petit déjeuner à Arashiyama. L’adorable gérante, le bon café au lait et le plateau teishoku préparé avec soin, le tout dans un cadre délicieusement feutré, permet de faire le plein d’énergie pour le reste de la journée. Nous repassons par la bambouseraie, noire de monde en seulement une heure d’intervalle. Il est difficile de se frayer un chemin et d’apprécier le cadre au milieu des innombrables passants. Nous sommes reconnaissants d’avoir pu en profiter auparavant. D’autres visites avoisinnent la bambouseraie, comme le temple Tenryu-ji et le jardin Ōkōchi Sansō vers lesquels nous nous dirigeons.

jardin x un peu par hasard magnifique


Proche de la bamboo forest, le somptueux temple Tenryu-ji

Comment s’y rendre ? 10 minutes à pied

Ouverture : 8h30 – 17h00 : 500 yens pour le jardin ou 800 yens avec le bâtiment principal

Attenant à la bambouseraie, le Tenryu-ji est l’un des plus importants temples zen du Japon, appartenant à l’école Rinzai. Il fut construit en 1339 à la demande du shogun Ashikaga Takauji, afin d’honorer le défunt empereur Go-Daigo. Classés au patrimoine mondial de l’Unesco, le Tenryu-ji a été reconstruits à la suite d’incendies au fil des siècles. Le pavillon principal, le Hojo, s’apprécie au gré d’une architecture sobre et apaisante. Les fins panneaux de bois révèlent le sublime jardin sec du Tenryu-ji, le Sogenchi Teien qui fait la renommée du temple.

Ce jardin a été conçu par l’éminent moine et paysagiste Musō Soseki. Il se compose dans étang où les collines d’Arashiyama se reflètent dans son eau cobalt et limpide. Les feuilles d’érables effleurent la surface de l’étang Sōgen, cernés par d’innombrables pins aux nuances empire. L’atmosphère se veut contemplative à travers une impression de profondeur, on parle d’emprunt de paysage, une technique visant à conférer une impression d’immensité dans un cadre naturel.

💡Petite info :  Tout proche, le restaurant Shigetsu propos une cuisine bouddhiste et végétarienne dans un cadre traditionnel. Idéalement, réservez en avance car c’est une adresse plébiscitée.


Le jardin Ōkōchi Sansō, une parenthèse enchantée à Arashiyama

Comment s’y rendre ?

Ouverture : 9h00 – 17h00 / 1000 yens

Au cœur de la bambouseraie, nous visitons ensuite le jardin Ōkōchi Sansō, dans les hauteurs du mont Ogura. Ancienne résidence de l’acteur Okochi Denjiro (1898-1962), ce halo de verdure est une belle découverte. Le chemin serpente de pavillons en bosquets, véritable éden végétal. Ici, l’esthétisme nippon se fond à la nature foisonnante d’Arashiyama. Si le prix d’entrée de 1000 yens peut rebuter certains visiteurs, cela assure une exploration en toute quiétude. En outre, le billet inclue une dégustation de matcha et de wagashi, une pâtisserie traditionnelle.

💡Petite info : Non loin de là, Okochi Sanso Gorge Observation Deck réserve un superbe panorama sur les collines alentours.


 Hors des sentiers battus, le temple de Jojakko-ji

Comment s’y rendre ?

Ouverture : 9h00 – 16h30

A la lisière de la bambouseraie, nous traversons une voie ferrée bucolique. Une locomotive rouge fend le décor verdoyant en douceur. Par delà les rails, l’amosphère est plus tranquille, nous délaissons la désormais trop fréquentée bambouseraie. L’étang Ogura et ses fleurs de lotus séchées précèdent le temple Jojakko-ji. Ses érables flambloyants offrent une belle balade jusqu’au point de vue Jojakkoji Observatory. Nous déjeunons à Ogura Cha-Ya, un restaurant de nouilles udon dans un décor traditionnel et serein.

💡Petite info :Tout proche, le temple Gio-ji qui réserve également un décor enchanteur avec sa mousse veloutée.


La Saga Toriimoto Preserved Street

Comment s’y rendre ?

Nous arrivons vers la Saga Toriimoto Preserved Street, une rue particulièrement bien préservée. Comme figée dans le temps depuis l’époque Edo, ses maisons au toits de chaume lui confèrent un charme suranné. Un singe passe furtivement derrière une bâtisse. Un torii se dégage de l’épaisse végétation. La mousse recouvre les lanternes. Quelques boutiques d’artisanats émaillent le bord du chemin. Puis, un petit escalier de pierre attire notre attention, en direction du temple Adashino Nenbutsuji.


L’Adashino Nenbutsuji Temple et son allée de bambou

Comment s’y rendre ?

Ouverture : 500 yens

Fondé au VIIIe siècle par le moine Kūkai, une figure centrale du bouddhisme au Japon, ce temple fut érigé en hommage aux âmes oubliées. S’en dégage une atmosphère empreinte de solennité. Ces personnes sans tombes ni noms, sont représentées par près de 8 000 petites statues de pierre, les rakan, disséminés autour des tombes du cimetière.

Au détour d’un chemin, s’érige une splendide allée de bambou. Loin de l’affluence de la bambouseraie de Sagano, les gigantesques tiges s’offrent à nous. Le vent bruisse dans les feuillages, la douce lumière filtre au travers, phénomène appelé komorebi. A l’orée du tunnel verdoyant, les collines brumeuses d’Arashiyama encerclent le cimetière du temple.

💡 Petite info : Ces derniers mois, l’Adashino Nenbutsuji temple a connu un fort engouement sur les réseaux sociaux. Je tiens à rappeler que ce temple est avant tout un lieu sacré et un cimetière. Par ailleurs, les personnes souhaitant prendre en photo la bambouseraie repartent souvent déçue par la taille de l’allée de bambou.


Le temple Otagi Nenbutsuji, une visite originale à Arashiyama

Comment s’y rendre ?

À quelques minutes de l’Adashino Nenbutsuji, le temple Otagi Nenbutsuji offre une visite originale à travers ses statuettes kawaii. Dans un halo de verdure, 1200 rakan de pierre sont disséminées dans le jardin du temple. J’ai aimé la diversité de leurs expressions faciales, tantôt souriantes ou malicieuses, affublées d’un bonnet, voire d’un verre de saké ou d’un bavoir.


Iwatayama, la montagne aux singes

Comment s’y rendre ?

dire comment y aller depuis le temple précédent, car loin à pied

on arrive juste avant la fermeture, jolie lumière au sommet et moins de monde

Le parc aux singes s’érige dans les hauteurs du mont Iwatayama, de l’autre côté de la rivière Hozu. Après une traversée du pont Togetsukyo, le sanctuaire Ichitani Munakata jinja réserve une belle vue sur le cours d’eau. Une vingtaine de minutes suffisent ensuite pour atteindre le mont Iwatayama.

Sur le trajet, quelques macaques japonais déambulent en totale liberté. Au sommet, le panorama est splendide. Un baraquement permet de nourrir les singes où les visiteurs se positionnent derrière un grillage.


Coucher de soleil sur les rives pont Togetsukyo

Comment s’y rendre ?

La journée se clôture sur les rives du pont Togetsukyo. Depuis l’époque Heian (794-1192), ses berges sont prisées par la coure impériale comme lieu de promenade. D’élégantes femmes vêtues de kimono marchent d’ailleurs dans la lueur mordorée de fin d’après-midi. La teinte orangée du ciel se reflètent dans les eaux sombres de la rivière Katsura.

diner resto bord rivière calme plus personne puis rentre en bus


Comment se rendre à Arashiyama ?

Situé au nord ouest de la ville, plusieurs options permettent de joindre Arashiyama depuis Kyoto.

En train : De la gare de Kyoto, la ligne Sagano et San-In mènent jusqu’à la station Saga-Arashiyama, à quelques encablures de la célèbre bambouseraie. Seconde possibilité, la ligne Hankyu conduit à la gare Hankyu Arashiyama, plus proche du parc aux singes d’Iwatayama.

En bus : Les lignes de bus 11, 28 ou 93 relient le centre-ville de Kyoto jusqu’au pont Togetsukyo, au cœur même d’Arashiyama

Le tramway Randen : un tramway pittoresque à emprunter depuis la station Shijô-Omiya, dans le centre de Kyoto. Un aller coûte 220 yens, soit environ 2€.


Où manger à Arashiyama ?

  • Parking Cafe ReUnion Arashiyama : ce foodtruck propose une chouette sélection de cafés à deux pas de la bamboo forest. Le staff parle anglais et s’avère adorable.
  • EXcafe Kyoto Arashiyama Main Store : spécialités japonaises dans un superbe cadre traditionnel, situé proche de la gare
  • 囲と囲曲 byパンとエスプレッソと : à ne pas louper pour leurs délicieuses gaufres salées, un de mes coups de coeur
  • Café Rosé : idéal pour prendre un petit déjeuner traditionnel à côté de la bambouseraie
  • Dangoro : une adresse abordable spécialisée dans les soba
  • Takara Sushi : d’excellents sushi dans ce restaurant tenu par un grand père d’une grande gentillesse
  • Musée et café fuutou : superbe pour boire un matcha dans la journée

Mon avis sur Arashiyama

Découvrir le pays du soleil levant - forêt de bambou - Blog au gré des continents

Arashiyama et le quartier de Sagano offrent un joli condensé de trésors kyotoïtes. De ses sites renommés à ses superbes temples dissimulés, on souhaite prendre le temps, s’imprégner de son atmosphère si particulière. Ses agréables cafés s’érigent au détour d’une colline, parfois au bord de la rivière Katsura où les bateaux traditionnels voguent sur les eaux tranquilles. En novembre, sa sérénité est altérée par la popularité des koyo, lorsque les japonais et touristes viennent admirer les feuillages automnaux. Il faudra alors explorer Arashiyama et sa nature foisonnante plus en profondeur, au delà de sa célèbre bambouseraie.

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