Quelles sont les meilleures expériences au Japon ? Aux confins du monde, un voyage au pays du Soleil Levant s’accompagne de découvertes inédites. Ses traditions ancestrales mêlées aux villes futuristes fascinent. Sa gastronomie intrigue. Ses us et coutumes intimident. Alors, pour vous inspirer quant à votre futur voyage nippon, je vous partage les meilleures expériences à vivre au Japon.
Sommaire
- Le Mont Fuji
- Visiter le Japon saison par saison, hanami, momiji et neige
- Se détendre dans un onsen
- La cérémonie du thé, une des meilleures expériences au Japon
- Les temples et sanctuaires
- Le Nihon Sankei, les trois plus belles vues du Japon
- Voir un combat de sumo
- Le shukubo, séjourner dans un temple
- Dormir dans un ryokan
- Se promener en kimono comme un local
- Savourer la cuisine nippone
- Les chemins de pèlerinage
- Les jardins
- Les châteaux
- Le train
- Collectionner les goshuin et les tampons japonais
Le Mont Fuji, une des meilleures expériences au Japon

Voir le Mont Fuji est une expérience extraordinaire. Néanmoins, ce dernier est souvent caché par les nuages. Certains sites permettent de vérifier sa visibilité en temps réel.
La meilleure période pour le voir s’étend de novembre à mars, en particulier en hiver. En été, son sommet n’est pas enneigé et il est souvent couvert par les nuages. À l’inverse, l’ascension du Fujisan est possible uniquement entre juillet et septembre.
L’idéal est de réserver un ryokan pour quelques jours à proximité du Mont Fuji, avec annulation gratuite. Si jamais le ciel n’est pas dégagé, vous pourrez généralement annuler 48 heures en avance. La montagne sacrée est particulièrement somptueuse à l’aube et au crépuscule, lorsque le soleil la nimbe d’un voile dorée.
Depuis Tokyo, Get Your Guide et Klook Travel proposent également des excursions organisées, pour une découverte clé en main. De vous même, il est faisable de visiter le Mont Fuji à la journée. Des liaisons directes relient la capitale au lac Kawaguchiko, point de départ idéal pour rayonner autour du Fujisan.

💡Petite info : Cinq lacs entourent le Mont Fuji, Kawaguchiko étant le plus plébiscité pour son accessibilité et ses infrastructures. Au-delà, kyrielle de paysages attendent d’être explorés. À Fujiyoshida par exemple, le Kitaguchi Hongu Fuji Sengen Shrine est époustouflant. Sanctuaire du point zéro pour l’ascension, son ambiance féérique m’a beaucoup touchée.
Lieux incontournables pour voir le Mont Fuji :
- Hakone : station thermale parfaite pour profiter des onsen, du lac Ashi et de son célèbre torii flottant
- Pagode Chureito : célèbre point de vue sur le Mont Fuji, paysage de carte postale dans la plébiscité ville de Fujiyoshida
- Lac Kawaguchi : un des 5 lacs autour du Mont Fuji, le plus connu et accessible depuis Tokyo, très prisé au printemps et en automne
- Fujiyoshida : le sentier vers le sommet du Mont Fuji débute dans la ville et le Fujisan peut s’admirer au détour de ses ruelles pittoresques
Visiter le Japon saison par saison, hanami, momiji et neige

Vous vous demandez quand partir au Japon ? Si le printemps et l’automne remportent les faveurs de beaucoup de voyageurs, chaque saison a son charme, on parle même de 72 micro saisons tant la nature est exubérante sur l’archipel.
Personnellement, j’ai visité le Japon en hiver et voir les temples sous la neige est une expérience magique, sans évoquer la chaleur réconfortante des onsen ! C’est aussi la saison la moins touristique de toutes, donc la moins chère et la plus tranquille.
Dans l’archipel nippon, le printemps fait rêver pour ses cerisiers en fleurs, resplendissantes pétales de sakura. Leurs floraisons se déroulent entre fin mars et mi-avril, avec quelques fluctuations du nord au sud et selon les années. En revanche, les prix et l’affluence augmentent en conséquence, c’est pourquoi je vous conseille de réserver en avance vos déplacements et vos hébergements.
En été, le temps est humide et les températures très élevées. En revanche, en juillet et août, de nombreux festivals, les matsuri ont lieu dans tout le pays. Le soir, les feux d’artifice s’admirent en yukata, kimono de coton léger, dans une ambiance digne des plus beaux animés.

En automne, les feuillages rouge des érables et jaune des ginkgos attirent les voyageurs à l’occasion du koyo, l’observation des feuilles d’automne au Japon. Certains lieux sont populaires à l’instar de Nikko, Kyoto, Takayama…
Se détendre dans un onsen

Les onsen ♨️ sont des sources d’eau chaude très appréciées pour leurs vertus thermales et curatives. Ils sont naturellement présents du fait de la nature volcanique du Japon. On trouve d’ailleurs une incroyable diversité de onsen dont Hakone au pied du Mont Fuji, Hirayu Onsen et ses bains extérieurs, Yunomine Onsen et son bain classé à l’Unesco…
L’eau diffère également d’un bain à l’autre. La température est plus ou moins élevée, sa composition peut être laiteuse, sulfureuse, voire même pétillante parfois. Les bienfaits aussi, tantôt pour le diabète, parfois pour le stress ou eczéma. Les décors quant à eux, sont souvent exceptionnels, au cœur d’une nature préservée, à flanc de falaise au bord de l’océan à Kii Katsuura ou au pied d’une cascade à Amagisou.
Parmi les régions à forte concentration de sources chaudes, on retrouve la préfecture de Gunma dans les montagnes, la préfecture de Shizuoka le long du Pacifique et celle d’Oita, sur l’île de Kyushu.
Pour vous baigner, vous devez être intégralement nu et les tatouages sont souvent interdits. J’ai souvent choisi des onsen privatifs, plus onéreux mais idéaux pour davantage d’intimité. Après une journée de marche ou de visite, pouvoir détendre ses muscles dans l’eau chaude est un vrai plaisir.
💡Petite info : Ce site répertorie les ryokan acceptants les personnes tatouées. Certains villages sont plus tolérants envers les personnes tatouées comme Nozawa Onsen vers Nagano, ou Kinosaki Onsen dans la préfecture de Hyogo.


Mes onsen coups de cœur :
- ❤️ Kinosaki Onsen : le soir, on déambule en yukata de bains en bains, avant de dormir dans un luxueux ryokan le long des des petits canaux
- ❤️ Kurokawa Onsen : au cœur de l’île de Kyushu, ce village particulièrement bien conservé offre une atmosphère féerique
- ❤️ Shibu Onsen : les 7 bains publics du village et la baignade des singes sous la neige sont mémorables
- ❤️ Nozawa Onsen : dans les montagnes enneigées de Nagano, les japonais apprécient la température élevée de ses bains de quartier
- ❤️ Yunomine Onsen : ce village hors du temps conserve précieusement l’unique onsen classé à l’Unesco du Japon, sur les chemins de pèlerinage du Kumano Kodo
La cérémonie du thé, une des meilleures expériences au Japon

La cérémonie du thé est une des meilleures expériences au Japon pour s’imprégner pleinement de ses traditions séculaires. Provenant de Chine, les moines bouddhistes ont importé la culture du thé au IXème siècle dans l’archipel. Cependant, ce n’est au XVI que la cérémonie du thé connait un réel essor grâce à l’éminent Sen no Rikyū. Ce maître de thé a introduit quatre principes majeurs que sont l’harmonie, le respect, la pureté et la tranquillité, élevant le thé au rang de l’art.
Chaque étape est codifiée, pleine de sens et de beauté. La cérémonie du thé est également associée à différents préceptes de philosophie nippone. Le wabi-sabi d’abord, comme une beauté imperfectible et temporaire, et l’adage ichi-go ichi-e, signifiant une opportunité, une rencontre dans une vie. Ces notions incitent à apprécier l’instant présent, car rien ne se vit tel quel une seconde fois.
La cérémonie du thé est aussi synonyme d’omotenashi, l’hospitalité à la japonaise. En gage de respect, les invités boivent leur thé le dessin de la tasse tourné vers l’hôte. La dégustation du matcha s’accompagne souvent de wagashi, pâtisseries japonaises généralement à base d’anko, pâte de haricots rouges.
Kyoto est très populaire pour la cérémonie de thé, notamment dans des maisons classées bien culturels importants et autres pavillons de thé. Je recommande l’établissement Maiko pour vivre une belle expérience de cérémonie du thé. J’ai adoré longer les étroits couloirs, vêtue d’un kimono, jusqu’à l’alcôve du lieu de réception, prendre des photos dans le jardin traditionnel, s’asseoir sur le sol en tatami et ressentir le poids de l’histoire, entre les fins panneaux de bois.
Les temples et sanctuaires

Les principales religions pratiquées au Japon sont le Bouddhisme et le Shintoïsme. Ainsi, vous aurez l’occasion de visiter de nombreux temples et sanctuaires lors de votre séjour. Si certains sont très célèbres, je vous invite à sortir des sentiers battus pour une immersion inoubliable.
À Kyoto notamment, n’hésitez pas à explorer les petites rues et les lieux plus à l’écart. J’ai par exemple assisté à une pratique bouddhiste et j’étais la seule occidentale.


Parmi les temples connus, on retrouve :
- le sanctuaire Meiji-jinju, Tokyo : sanctuaire en pleine verdure au cœur de Tokyo, où des mariages traditionnels se déroulent assez souvent
- le sanctuaire Senso-ji, Tokyo : plus vieux temple de Tokyo à Asakusa, avec une immense lanterne à son entrée
- le temple Gotokuji, Tokyo : temple dédié aux chats porte-bonheur appelés Maneki-neko
- le temple Kotoku-in, Kamakura : célèbre pour son immense Bouddha en bronze
- le temple Todai-ji, Nara : abrite également un immense Bouddha en bronze et la plus grande construction au bois au monde
- le Fushimi Inari Taisha, Kyoto : sanctuaire avec plus de 10 000 torii
Comment prier dans un temple ou un sanctuaire ?
- Le sanctuaire est shintoïste et un torii marque son l’entrée, grand portail vermillon qui sépare le monde des vivants du monde sacré.
- Des bassins de pierre permettent de se rincer les mains et la bouche afin de se purifier avant de prier
- Pour prier dans un sanctuaire : tirer la corde vers soi, s’incliner deux fois, frapper dans ses mains deux fois, prier les mains jointes et se baisser de nouveau
- Pour prier dans un temple : il n’est pas nécessaire de vous incliner avant votre prière
- Le temple appartient au bouddhisme et se caractérise par une imposante structure, le sanmon, gardé par deux colosses
- Les dons sont appréciés avant de prier, l’idéal est de donner des pièces de 5, 50 ou 500 yens car c’est un chiffre qui rapproche du divin, à l’inverse évitez les pièces de 10 ou 100 yens.
💡Petite info : Évitez de marcher au milieu de l’allée d’un sanctuaire, car cette partie du chemin est dédié à la divinité elle-même. Tous ses codes sont peu évidents en tant qu’occidentaux, mais les japonais apprécieront d’autant plus vos efforts.
Le Nihon Sankei, les trois plus belles vues du Japon

Au XVIIè siècle, le philosophe Razan Hayashi mit à l’honneur trois somptueux panoramas balnéaires, identifiés dès lors comme les trois plus belles vues du Japon. Ce classement, le Nihon Sankei inclut le célèbre torii flottant de Miyajima, le pont dans le ciel d’Amanohashidate et la baie de Matsushima. Face à Hiroshima, le sanctuaire sur pilotis d’Itsukushima est l’image d’Épinal de l’archipel. Moins connue, Amanoshidate offre un paysage pittoresque via sa bande de sable aux eaux turquoise. Plus au nord, Matsushima dévoile quelques 260 îlots le long de la côte du Tohoku. Ces décors valent assurément le détour et font partis des meilleures expériences au Japon. Il existe également une liste qui répertorie les 100 vues du Japon les plus en vogue.


Voir un combat de sumo

Au Japon, les tournois de sumo se déroulent dans différentes villes au fil de l’année et durent environ deux semaines. Il est essentiel de réserver en avance même si quelques billets sont vendus le jour même au stade, à condition de venir tôt sur place.
Avant l’affrontement, les lutteurs jettent du sel pour se purifier. S’ensuit un enchaînement de rituels. Le premier à pousser son adversaire hors du ring, le dohyo, gagne. Après le combat, l’occasion est propice pour déguster un chanko nabe, le plat phare des rishiki, les lutteurs nippons. Pour plus d’informations sur le sumo, consultez le site Dosukoi.
Quand et où voir un combat de sumo ?
- Tokyo : janvier, mai, septembre
- Osaka : mars
- Nagoya : juillet
- Fukuoka : novembre
Le shukubo, séjourner dans un temple

Pour ceux qui recherchent une expérience immersive, je vous conseille fortement de dormir dans un temple. Les moines ouvrent leurs portes aux voyageurs respectueux, l’occasion de découvrir un mode de vie unique. Traverser les couloirs ceints de panneaux de bois vêtu d’un yukata, s’essayer au shojin ryori, la cuisine végétarienne des moines, assister à la messe matinale à l’aube font partis des meilleures expériences au Japon.


Dans les montagnes de la péninsule de Kii, à quelques heures d’Osaka, la concentration de shukudo est notoire à Koyasan. C’est un des lieux les plus sacrés du Japon. Les pèlerins s’y reposent depuis des siècles dans les temples bouddhistes, avant de rendre hommage à Kobo Daishi, le moine fondateur de la secte Shingon.
💡Petite info : Le temple Eko-in organise des visites nocturnes du cimetière Okuno-in en anglais, une expérience profondément mystique.
Dormir dans un ryokan


Qui n’a jamais rêvé de dormir dans une auberge traditionnelle au Japon ? Futon douillet, tatamis feutrés, panneaux de bois coulissants. Le temps semble suspendu dans le cocon de votre chambre. Escapade enchantée, vivez l’omotenashi, l’exceptionnelle hospitalité japonaise. Selon les hébergements, le dîner et le petit-déjeuner peuvent être inclus, idéaux pour goûter la cuisine traditionnelle kaiseki. Tout le nécessaire de toilette est fourni (chaussons, kimono, brosse à dent…) ce que j’ai trouvé très appréciable pour un maximum de confort.
💡Petite info : Les ryokan sont réputés extrêmement chers. En réalité, il y a de tous les prix, il faut réserver en avance et éviter les lieux trop prisés, tout comme le weekend. Le site Japonican est une bonne alternative pour des tarifs plus avantageux.
Se promener en kimono comme un local


Porter un kimono est une des meilleures expériences au Japon. Les locations se font généralement à la journée, l’idéal étant de venir dès l’ouverture en boutique pour en profiter du matin jusqu’au soir. Vous pourrez choisir votre kimono, vos getas, les chaussures traditionnelles, et divers accessoires. Pour les femmes, sac à main, bijoux, maquillage et coiffure viennent compléter la tenue. Je recommande ce loueur de kimono à Kyoto, idéalement situé. Pour la cérémonie du thé, certains établissements louent également des kimono comme je l’ai évoqué précédemment dans l’article.
💡Petite info : En hiver, un legging et une haut à col en v protègent du froid en toute discrétion sous le kimono.
Savourer la cuisine nippone


La cuisine japonaise est réputée dans le monde entier. Je dois dire que je n’ai jamais aussi bien mangé en voyage, et pour si peu cher. La fraicheur des sushi et sashimi, et les saveurs inégalables des ramen raviront les gourmets. Cependant, la gastronomie nippone est très variée et se limiter à ce que nous connaissons serait dommage. Les takoyaki, boulettes de poulpes farcies, les okonomiyaki, omelettes aux divers ingrédients et les sukiyaki sorte de fondue japonaise, font partie des spécialités moins connue mais toutes aussi délicieuses.
D’une manière générale, la nourriture au Japon est abordable. Les restaurants sont souvent spécialisés dans un type de plat. Le choix est donc restreints, mais gage indéniable de qualité.
💡Petite info : La culture du pourboire n’est pas répandue au Japon, cela est parfois malaisant pour eux d’en recevoir sauf s’il y a une tirelire mise en évidence. En revanche, faire du bruit, notamment aspirer ses nouilles dans un bruyant sluuurp est synonyme de bon repas. Avant de manger, les mains jointes, dites Itadakimasu, l’équivalent de bon appétit.


Le seul bémol, manger avec des baguettes à longueur de journée (pour ceux comme moi qui n’y arrivent pas…). Les files d’attente sont très longues, les japonais patientent parfois plus de 2 heures pour un restaurant populaire.
💡Petite info : L’application TableCheck permet de réserver sa table à l’avance, un vrai bon plan pour gagner du temps. Pour les végétariens, Happy Cow permet de dégoter des adresses vegan friendly.
Les chemins de pèlerinage


Au Japon, subsistent des chemins de pèlerinage reculés, à l’aura mystique et millénaire. Chaque année, les randonneurs en quête de spiritualité s’élancent vers ses sentiers où la nature se mêlent aux lieux de prière. Le Kumano Kodo, dans la péninsule de Kii, est classé à l’Unesco pour ses trois sanctuaires, les Kumano Sanzan reliés par des sentiers interconnectés à travers toute la région. Les arbres, les cascades, les montagnes y sont vénérés, véritable voyage initiatique et religieux.
Tout semble plus fort, comme plus vivant, vibrant et mémorable. Les japonais associent ses lieux à des powerful spots, tant leur énergie est forte. Sur la route, des onsen et de belles auberges ponctuent le parcours, mêlant rencontres rurales et marches solitaires dans la forêt. C’est de loin une des meilleures expériences à vivre lors d’un voyage au Japon pour ressentir l’essence profonde du pays et véritablement sortir des sentiers battus.
💡Petite info : Sur l’île de Shikoku, le chemin des 88 Temples est un pèlerinage notoire et difficile. Sur plus de 1200 kilomètres, il serpente entre mer, forêts et montagnes, sur les traces de Kodo Daishi.
Les jardins japonais, une des meilleures expériences au Japon

Visiter un jardin japonais est une des meilleures expériences au Japon. S’ils sont initialement issus de la culture chinoise et coréenne, ils développent néanmoins leurs propres spécificités au fil des siècles. De la période Heian (794-1185), apogée de l’abondance, à la période Kamakura (1185 à 1333), tournée vers les jardins secs karesansui du bouddhisme zen, la période Edo (1603-1867) voit fleurir le kaiyū-shiki, le jardin promenade comme on se l’imagine de nos jours. Bien souvent, un pavillon de thé permet d’apprécier cette verdure codifiée en dégustant un thé matcha.


Le jardin Kenrokuen à Kanazawa, le jardin Korakuen à Okayama et le jardin Kairakuen à Mito font partis des 3 plus beaux jardins du Japon, le Nihon Sanmeien.
Parmi les plus beaux jardins japonais, on remarque :
- le jardin Kenrokuen à Kanazawa : assurément le plus célèbre, notamment pour ses yukitsuri, assemblages de cordes en bambou qui protègent les arbres des chutes de neige
- le jardin Ritsurin Koen à Takamatsu : sur l’île de Shikoku, ce jardin est splendide. Ceint de collines boisées, il s’imprègne pleinement du décor environnant, impression d’immensité au cœur d’une nature sauvage
- le jardin Suizenji Jojuen à Kumamoto : cet oasis offre une pause bienvenue lors de l’exploration de Kumamoto. Le Mont Fuji tout comme le lac Biwa sont miniaturisés pour recréer la Tokaido, route reliant la capitale à Kyoto durant la période Edo
💡Petite info : Les jardins japonais sont liés à des notions comme la miniaturisation, le symbolisme, l’emprunt de paysages, la dissimulation… Autant de procédés qui incarnent la complexité et la beauté de la philosophie nippone.
Les châteaux japonais, vestige d’un passé féodal


Les châteaux japonais sont les témoins d’un riche passé féodal. Autrefois innombrables, seul une centaine de châteaux subsistent aujourd’hui. Les bâtisses furent mises à rude épreuve, notamment à l’ère Meiji où nombre d’entre elles furent démolies. La seconde guerre mondiale, comme les tremblements de terre, firent également des dommages irréversibles. Souvent reconstruits, 12 châteaux ont néanmoins conservé leur structure initiale comme celui de Matsumoto ou encore Matsue.
Plus ou moins petits, renommés ou préservés, chaque château japonais revêt ses propres charmes dont :
- le château de Gujo Hachiman : au sein la préfecture de Gifu, dans les Alpes japonaises, cette petite forteresse offre une superbe vue sur la vallée qu’elle domine
- le château de Himeji : proche de la gare, on aperçoit même la silhouette albe du Héron blanc depuis le shinkansen
- le château de Matsumoto : il possède le plus vieux donjon du Japon, jamais reconstruit depuis le XVIème siècle. Cerné de brumes par temps maussade, le Corbeau noir est particulièrement photogénique. En hiver, des illuminations nocturnes rendent sa façade de jaie encore plus féerique
- le château de Kumamoto : situé à Kyushu, ce beau château a subi de graves détériorations lors des tremblements de terre d’avril 2016. D’importants travaux de réfection sont en cours et sa visite reste néanmoins possible, offrant une belle vue sur la ville
- le château de Tsuruga : à Aizuwakamatsu, dans la préfecture de Fukushima, ce château aux tuiles rouges et à la façade blanche est splendide sous la neige. Ancien bastion des samouraï, il joua un rôle central lors de la guerre de Boshin confrontant le gouvernement Meiji à l’ancien shogunat Tokugawa à la fin de la période Edo
Le train japonais, une expérience en soi

L’une des meilleures expériences au Japon, c’est assurément de prendre le train. D’une renommée mondiale, le réseau shinkansen s’étend de Hakodate, sur l’île d’Hokkaido à Kagoshima sur l’île de Kyushu. Ses lignes à grande vitesse filent silencieusement à travers le pays, sans aucune secousse. Il existe divers types de trains nippons, dont les lignes locales, plus lentes et pittoresques. Elles révèlent de somptueux paysages au fil des saisons, desservent des gares isolées. Au bord de la voie ferrée, un ashiyu, bain pour les pieds, permet de patienter jusqu’au prochain départ. Parfois, une gare tenue par un chat, des voitures customisées à l’éffigie de Pikachu ou d’Hello Kitty… Une chose est sûre, pour les densha otaku, les fans de trains, le Japon est un petit paradis.
Collectionner le goshuin et les tampons japonais

Les japonais collectionnent les tampons, phénomène très répandu dans le pays. Ces derniers se trouvent dans les gares, les sites majeurs, les offices de tourisme ect. Le visuel est souvent inspiré de la mascotte des environs. Kawaii et peu encombrant, c’est un joli souvenir à ramener en France.
Les goshuin sont des calligraphies tracées par les moines dans les temples et les sanctuaires. Le goshuin-chō est le carnet, souvent à l’effigie du lieu de culte, dans lequel est tracé le goshuin. Dans le passé, cela attestait du passage d’un fidèle dans un lieu de culte.


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